Un test ADN pour éviter la chimio

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C’est énoooorme. Une découverte récente va permettre à un plus grand nombre de femmes traitées pour un cancer du sein, d’éviter cette saleté de chimiothérapie. A l’Institut Curie, des médecins et des chercheurs de l’Inserm viennent de mettre en évidence une « signature ADN » (pour les pros… une anomalie du nombre de chromosomes dans les tumeurs) qui permet de prédire le risque de récidive chez les femmes atteintes de cancer du sein.

A partir d’un prélèvement de quelques cellules tumorales, il est maintenant envisageable d’identifier les patientes porteuses de cette « signature » et dont le risque de développer des métastases est élevé. Cette signature « Curie » (cocorico) va permettre de prescrire une chimiothérapie aux seules femmes qui en ont réellement besoin, en épargnant aux autres un traitement inutile, long et douloureux.

Heureusement, grâce au développement du dépistage, les tumeurs du sein de petite taille et sans envahissement ganglionnaire, concernent aujourd’hui la grande majorité des femmes diagnostiquées. Pour celles-ci, une question cruciale se pose forcément : doit-on, après un traitement local (chirurgie et/ou radiothérapie), leur prescrire aussi une chimiothérapie pour réduire le risque de récidive ? On sait qu’environ 20 % de ces patientes en aura réellement besoin car leur tumeur est agressive. Mais pour toutes les autres, la chimiothérapie sera inutile. L’enjeu majeur est donc de distinguer ces 2 groupes de femmes, au plus tôt, dès le diagnostic.

Aujourd’hui la décision des médecins repose sur des critères biologiques et cliniques tels que l’âge de la patiente et la taille de la tumeur. Le nouveau critère, plus efficace, est lui « génétique » puisque c’est au coeur des cellules tumorales, dans leur matériel génétique, que cette équipe est allée trouver le moyen de distinguer les patientes à faible et à fort risque métastatique. Les perspectives ouvertes par la systématisation de ce test ADN sont évidemment une très bonnes nouvelles et un immense soulagement, tant les chimiothérapies (traitements chi-mi-ques !) sont nocives et épuisantes.

Sources : Pour aller plus loin dans l’explication de cette découverte, rendez-vous sur le site de l’Inserm. Les fans de lecture scientifique liront « A prognostic DNA signature for T1T2 node-negative breast cancer patients » dans la revue Genes Chromosomes and Cancer.

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Vos réactions à cet article (1)
Un test ADN pour éviter la chimio

  1. Anne a réagi :

    Quand on connaît les effets secondaires terribles de la chimio… Vraiment, c’est une belle avancée !